
L’artiste présenté, Georges Rousse, développe une pratique où la photographie est l’aboutissement d’un processus rigoureux. Son travail se construit en plusieurs étapes : repérage de lieux, recherches en atelier à travers dessins et aquarelles, puis retour sur site pour installer une construction éphémère. L’œuvre finale est la photographie, trace de cette intervention.
Le dessin, photographié lui aussi, joue un rôle central dans la conception. Il constitue une étape essentielle entre idée et réalisation. L’artiste travaille avec une chambre photographique numérique, permettant un contrôle précis des perspectives et une grande rigueur géométrique. La frontalité et le positionnement exact de l’appareil sont déterminants.
Son esthétique repose sur des formes simples (carrés, rectangles, cercles), influencées par des références comme Malevitch ou Bruegel. Une dimension méditative, liée notamment à ses voyages, se retrouve dans la lenteur et la précision de son processus.
Enfin, la production des œuvres implique des collaborations avec des entreprises (BTP, artisans...), illustrant un mécénat de compétences. Cette dimension collective montre que l’œuvre est aussi le résultat d’un travail partagé.
Cette visite a permis aux élèves de saisir concrètement comment une œuvre se construit, du projet initial à sa réalisation finale.